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Usage recherche Le GHK-Cu en flacon est un réactif de laboratoire réservé à la recherche in vitro, ni médicament ni produit de soin.

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Fiche 09 · Tolérance et précautions

Effets indésirables du GHK-Cu : ce qui est rapporté et ce qui reste inconnu

Bien toléré sur la peau aux concentrations cosmétiques, le peptide de cuivre n'a en revanche jamais fait l'objet d'une évaluation de sécurité publiée pour l'injection chez l'humain.

Mis à jour le · 3 min de lecture

Sur la peau : une tolérance généralement bonne

Le Copper Tripeptide-1 est utilisé depuis plus de trente ans dans les cosmétiques. Les effets indésirables rapportés sont ceux de la plupart des actifs cutanés et restent peu fréquents :

  • rougeurs, picotements ou sensation de chaleur à l'application, surtout sur une peau fragilisée (après un peeling, un laser ou un rasage) ;
  • sécheresse ou desquamation légère ;
  • dermatite de contact chez les personnes sensibilisées au cuivre ou à un autre composant de la formule ;
  • coloration bleutée ou verdâtre transitoire de la peau ou du linge avec les formules concentrées.

Dans l'essai de Miller (2006), mené sur une peau tout juste traitée au laser CO2, aucun effet indésirable particulier n'a été attribué au GHK-Cu.

Un phénomène parfois décrit sous le nom anglais de copper uglies circule sur les forums : une peau qui paraîtrait plus terne, plus lâche ou plus irritée après un usage intensif de produits très concentrés. Il n'existe pas d'étude publiée qui le documente ; il s'agit de témoignages, à prendre comme tels.

Interactions avec d'autres actifs

Associations à éviter ou à espacer

Actif Problème possible Pourquoi
Vitamine C pure (acide ascorbique) Perte d'efficacité des deux actifs pH acide, réactions d'oxydoréduction avec le cuivre
AHA et BHA à pH bas Déplacement du cuivre, irritation cumulée Acidité
Rétinoïdes forts Irritation cumulée Deux actifs potentiellement irritants
Formules contenant de l'EDTA Cuivre capté par le chélatant Chélation

Ces interactions sont avant tout chimiques et concernent l'efficacité. Elles expliquent aussi pourquoi, au laboratoire, on évite les tampons acides ou chélatants pour reconstituer le peptide.

Par voie injectable : un territoire non évalué

Aucun essai de sécurité chez l'humain n'a été publié pour le GHK-Cu injecté. Les inconnues sont nombreuses :

  • Devenir du cuivre : le cuivre est un oligo-élément indispensable mais toxique en excès. L'apport d'un flacon reste faible au regard des apports alimentaires (de l'ordre du milligramme par jour), mais la cinétique d'un apport injecté répété n'a pas été étudiée. Les personnes atteintes de maladie de Wilson, qui accumulent le cuivre, sont particulièrement concernées.
  • Réactions locales : douleur, rougeur, nodule ou infection au point d'injection, risque majoré si la solution n'est pas préparée de façon stérile.
  • Effets sur la croissance cellulaire : le GHK-Cu stimule des facteurs de croissance et l'angiogenèse en laboratoire. Les revues de Pickart rapportent plutôt des effets anticancéreux dans certains modèles, mais l'absence d'études de sécurité à long terme interdit toute conclusion.
  • Grossesse, allaitement, enfants : aucune donnée.

Avertissement

Le GHK-Cu vendu en flacons de recherche n'est pas un médicament. Il ne doit pas être injecté, avalé ou appliqué sur l'humain en dehors d'un protocole de recherche autorisé. En cas de réaction après l'usage d'un cosmétique, arrêtez le produit et consultez un médecin ou un pharmacien.

Statut réglementaire en France

  • Médicament : aucune spécialité à base de GHK-Cu n'est autorisée par l'ANSM ou par l'Agence européenne des médicaments.
  • Cosmétique : le Copper Tripeptide-1 est un ingrédient utilisable dans les produits cosmétiques, sous la responsabilité du fabricant, qui doit en garantir la sécurité dans les conditions normales d'emploi.
  • Réactif de recherche : les flacons lyophilisés sont commercialisés pour un usage en laboratoire. Leur vente ne vaut pas autorisation d'usage chez l'humain ou l'animal hors cadre réglementé.

Pour signaler un effet indésirable lié à un cosmétique, le portail officiel est signalement-sante.gouv.fr.

Précautions de manipulation au laboratoire

Le risque principal au laboratoire est banal : piqûre avec une aiguille, projection dans l'œil, contamination d'une solution. Portez des gants et des lunettes, travaillez sur une surface propre, éliminez les aiguilles dans un collecteur et les solutions selon les règles de l'établissement. La fiche conservation détaille les signes qui doivent faire jeter une solution.

Sources citées

  1. Miller TR et al. (2006). Effects of topical copper tripeptide complex on CO2 laser-resurfaced skin Arch Facial Plast Surg. PubMed 16847171
  2. Hostynek JJ et al. (2010). Human skin retention and penetration of a copper tripeptide in vitro as function of skin layer towards anti-inflammatory therapy Inflamm Res. PubMed 20703511
  3. Pickart L et al. (2018). Regenerative and Protective Actions of the GHK-Cu Peptide in the Light of the New Gene Data Int J Mol Sci. PubMed 29986520