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Usage recherche Le GHK-Cu en flacon est un réactif de laboratoire réservé à la recherche in vitro, ni médicament ni produit de soin.

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Fiche 06 · Concentrations et quantités

Doses de GHK-Cu étudiées en recherche : les valeurs publiées

Les publications parlent en nanomoles par litre, en pourcentage de gel ou en milligrammes par animal. Voici les valeurs, ramenées à des unités comparables.

Mis à jour le · 3 min de lecture

Une précision avant tout

Cette fiche recense des concentrations et quantités utilisées dans des expériences publiées. Ce ne sont pas des doses pour l'humain : il n'en existe aucune validée pour le GHK-Cu injectable, et les cosmétiques ne mentionnent généralement pas leur teneur. Les valeurs ci-dessous servent à concevoir ou à reproduire une expérience de laboratoire.

Tableau des valeurs publiées

Étude Modèle Forme Valeur utilisée
Maquart et al., 1988 Fibroblastes en culture GHK-Cu dans le milieu effet dès 10⁻¹² M, maximal à 10⁻⁹ M
Pollard et al., 2005 Fibroblastes normaux et irradiés GHK-Cu dans le milieu 1 × 10⁻⁹ mol/L
Gruchlik et al., 2014 Fibroblastes dermiques humains GHK et GHK-Cu solutions à 1 nM
Pyo et al., 2007 Follicules ex vivo, papille dermique AHK-Cu (analogue) 10⁻¹² à 10⁻⁹ M
Siméon et al., 2000 Chambre de cicatrisation, rat injections dans la chambre 2 mg par injection
Canapp et al., 2003 Plaies ischémiques, rat gel topique quotidien 2 % (gel Iamin), 13 jours
Hostynek et al., 2010 Peau humaine ex vivo solution aqueuse 0,68 % de cuivre sous forme de tripeptide

La plupart des effets cellulaires apparaissent autour d'une nanomole par litre, soit environ 0,4 µg de GHK-Cu par litre.

Ce que disent ces chiffres

Les expériences en culture convergent vers une zone nanomolaire. Au-delà, l'effet ne croît pas forcément : plusieurs auteurs décrivent une courbe en cloche, avec une activité qui plafonne puis diminue à forte concentration, et le cuivre libre peut devenir toxique pour les cellules. Il est donc utile de tester une gamme logarithmique (10⁻¹², 10⁻¹¹, 10⁻¹⁰, 10⁻⁹, 10⁻⁸ M) plutôt qu'une seule valeur.

Les modèles topiques et animaux utilisent des quantités sans commune mesure : un gel à 2 % contient 20 mg de peptide par gramme. Cet écart s'explique par la barrière cutanée, la dilution dans le tissu et la dégradation sur la plaie. Il rappelle qu'on ne peut pas extrapoler une concentration cellulaire à une quantité pour un organisme.

Convertir des nanomoles en microgrammes

La plupart des articles expriment les concentrations en mol/L, alors qu'un flacon est étiqueté en milligrammes. Le convertisseur ci-dessous fait le lien, en utilisant par défaut une masse molaire de 402 g/mol pour le complexe neutre. Si votre certificat d'analyse indique un sel (acétate), remplacez la valeur par celle du lot.

Convertisseur nmol/L ⇄ µg/L

Concentration massique0,402 µg/L
Quantité dans le volume40,2 ng
Solution à 10 mg/mL nécessaire4,02 nL

À très faible concentration, passez par des dilutions intermédiaires : aucun volume de quelques nanolitres ne se pipette directement.

Exemple de plan de dilution

  1. Solution mère

    Reconstituer un flacon de 50 mg dans 5 mL : on obtient 10 mg/mL, soit environ 25 mmol/L.

  2. Dilution intermédiaire

    Prélever 10 µL de solution mère dans 9,99 mL de milieu ou de tampon : 10 µg/mL, environ 25 µmol/L.

  3. Deuxième dilution

    10 µL de la dilution intermédiaire dans 9,99 mL : environ 25 nmol/L.

  4. Gamme de travail

    Diluer encore au dixième pour obtenir 2,5 nmol/L, puis 0,25 nmol/L, etc. Préparer chaque dilution le jour même.

Les volumes de 10 µL se pipettent avec précision ; en dessous, l'erreur relative augmente.

Erreurs fréquentes

Points à vérifier avant de lancer une expérience

  • La masse du flacon correspond-elle au peptide seul ou au sel ? Le certificat d'analyse le précise.
  • Le milieu de culture contient-il déjà du cuivre ou de l'albumine, qui modifient la fraction de cuivre lié ?
  • Les dilutions sont-elles faites dans des tubes en plastique à faible adsorption ? Les peptides collent aux parois à très faible concentration.
  • Un témoin cuivre seul (CuCl₂ à la même concentration) et un témoin GHK sans cuivre sont-ils prévus ?
  • La solution mère est-elle datée et conservée selon la fiche conservation ?

Pour les calculs de reconstitution eux-mêmes (volume de diluant, volume à prélever), utilisez le calculateur de la fiche reconstitution ou le calculateur de dilution en ligne de Peptides EU, qui fonctionne pour tous les peptides lyophilisés.

Sources citées

  1. Maquart FX et al. (1988). Stimulation of collagen synthesis in fibroblast cultures by the tripeptide-copper complex glycyl-L-histidyl-L-lysine-Cu2+ FEBS Lett. PubMed 3169264
  2. Pollard JD et al. (2005). Effects of copper tripeptide on the growth and expression of growth factors by normal and irradiated fibroblasts Arch Facial Plast Surg. PubMed 15655171
  3. Pyo HK et al. (2007). The effect of tripeptide-copper complex on human hair growth in vitro Arch Pharm Res. PubMed 17703734
  4. Gruchlik A et al. (2014). Effect of GLY-HIS-LYS and its copper complex on TGF-β secretion in normal human dermal fibroblasts Acta Pol Pharm. PubMed 25745767
  5. Siméon A et al. (2000). Expression of glycosaminoglycans and small proteoglycans in wounds: modulation by the tripeptide-copper complex glycyl-L-histidyl-L-lysine-Cu(2+) J Invest Dermatol. PubMed 11121126
  6. Canapp SO Jr et al. (2003). The effect of topical tripeptide-copper complex on healing of ischemic open wounds Vet Surg. PubMed 14648529
  7. Hostynek JJ et al. (2010). Human skin retention and penetration of a copper tripeptide in vitro as function of skin layer towards anti-inflammatory therapy Inflamm Res. PubMed 20703511